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Et c’est pour ça qu’on l’aime...

mercredi 2 mars 2016, par Guitch


Vit Budinsky exulte, il vient de servir Loic Destoop qui envoie Raffoux au paradis à 14 secondes de la fin.

Le hockey est un sport à part. Il nous l’a encore prouvé hier avec un final renversant qui a fait chavirer de bonheur une patinoire Michel Raffoux qui s’est clairement régalée. En deux secondes, le sort de ce quart de finale a peut être bien basculé. Malmené, le HGD n’a jamais lâché et a profité de la fébrilité basque dans le money time pour prendre l’avantage dans cette série. Ils mettent ainsi une grosse pression sur leurs adversaires en vue du week end prochain qui s’annonce explosif et peut être historique. C’est pour ce genre de soirée qu’on aime le hockey.

Frustré par les dernières sorties en demi-teinte de son équipe, le peuple de Raffoux comprend très vite que son équipe va jouer à un autre niveau face à l’Hormadi. Les lignes dunkerquoises entrent parfaitement dans le match et mettent une grosse pression sur Raibon. Les dix premières minutes sont dunkerquoises. Le portier basque est solide autant que les attaquants nordistes peu en réussite. Une ouverture du score n’aurait clairement pas été volée. Une belle dynamique douchée après onze minutes de jeu par Lagarde (0-1). Le coup est dur et relance totalement les visiteurs qui entrent enfin dans cette partie. Ils font parler leur vitesse et mettent de plus en plus à défaut la défense maritime. Les jeux de puissance respectifs se montrent par ailleurs stériles. Les basques repartent donc aux vestiaires avec ce court avantage à l’issue d’un tiers où chaque équipe aura eu sa période.


Brendan Martial, omniprésent hier

Les intentions corsaires ne changent pas dans le deuxième tiers. L’abnégation finit par payer. L’inévitable Vit Budinsky s’arrache après un beau travail d’un Brendan Martial omniprésent (1-1). une égalisation méritée qui réveille un peu plus l’hormadi. Le HGD fait le dos rond et semble se diriger vers la deuxième pause avec ce score de parité. Une erreur défensive permet pourtant à Nicolas Thos de se présenter seul face à Martel. Le joueur d’Anglet contourne le portier maritime par la droite (1-2). Douche froide sur Raffoux.

Formidables...

Tout reste à faire d’autant que Buonincontri est très sévèrement envoyé en prison en fin de période. Dunkerque entame donc le tiers décisif en infériorité. C’est pourtant le HGD qui se montre dangereux, Mikusovic, en contre, se présente seul face à Raibon. L’attaquant slovaque tente de glisser le palet entre les jambières mais perd son duel. Une alerte que l’hormadi ne va pas prendre au sérieux...


Maxime Brachet exhulte, il vient de propulser la rondelle dans la lucarne de Raibon

La pénalité est tuée. Le match est enlevé même si les deux formations peinent à se livrer complètement au fil des minutes. Il faut attendre la mi tiers pour voir le match complètement s’enflammer. Bien servi par un Loïc Destoop survolté hier soir, Brendan Martial s’arrache pour glisser le palet dans les filets de Raibon (2-2). Un but plein de détermination qui met définitvement le feu aux travées de Raffoux. La folie devient liesse 2 minutes plus trad quand Brachet envoie la rondelle en pleine lucarne (3-2). Pour la première fois, le HGD passe devant alors qu’il reste 8 minutes à faire. Francis Ballet, passeur sur le but exhorte Raffoux de pousser encore plus, c’est du délire en tribune.


Francis Ballet Fait monter la température

Favori du championnat en début de saison, Anglet se jette dans la bataille pour revenir. La défense dunkerquoise est héroïque et tient bon malgré les foudres de M. Rousselin. Les minutes filent et le public nordiste commence à croire en l’exploit. Mais Lagarde, encore lui, douche une nouvelle fois les espoirs en égalisant à moins de trois minutes de la sirène (3-3). On pense se diriger vers une prolongation électrique. Il reste une minute trente à jouer lorsqu’Alan Dana est envoyé en pénalité. Raffoux retient son souffle et pense s’apprêter à souffrir jusqu’au bout. Le jeu en infériorité corsaire, performant cette saison et sur ce match tient bon. La fin du temps réglementaire se profile lorsque Budinsky récupère en zone neutre. Il sert parfaitement Destoop qui ne se loupe pas et envoie Raffoux au paradis (4-3) ! Anglet retire son gardien. Sur la mise en jeu, Dubé tire directement et envoie le palet dans les filets pour un deuxième but en deux secondes (5-3) !

Alors on danse...

Les joueurs d’Anglet, passablement énervés par l’issue du match quittent la glace sous les quolibets après avoir malmenés le filet de sécurité. Contraste total avec une équipe dunkerquoise qui communie avec ses supporters avec le traditionnel chahut collectif en bas de la tribune du Plexicrew !
C’est une victoire collective qu’a arraché le HGD au terme d’un vrai match de playoffs. Tous les joueurs ont parfaitement répondu présent, le danger étant venu de partout. C’est surtout un état d’esprit qui a transpiré. Celui d’une équipe qui ne lâche rien, même dans la difficulté. Comme il y a 2 ans et 3 ans, Dunkerque a gagné le premier match des quarts de finale. Depuis l’instauration des play offs en D1, jamais le HGD n’a pu se hisser en demi. Cette fois, l’espoir est vraiment permis. Que ce soit en saison régulière ou hier, l’hormadi a eu toutes les peines du monde à venir à bout du HGD. Samedi au pays basque, la pression sera sur leurs épaules. Les corsaires n’auront rien à perdre. Et si ils prolongeaient un peu la fête ?