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Le coup était presque parfait

dimanche 20 septembre 2015, par Guitch

Les corsaires se sont inclinés 5-4 après prolongations face à ce qui se fait de mieux en D1. Le traquenard tendu par le HGD a failli fonctionner.

Vit Budinsky, auteur d’un triplé hier, et ses coéquipiers avaient la victoire au bout de la crosse.

Raffoux y a longtemps cru... Le HGD avait parfaitement joué le coup hier soir pour créer la sensation de ce début de saison mais le favori du championnat a réussi à se sortir du traquenard. De justesse, profitant de l’indiscipline et de quelques erreurs défensives des corsaires. Avec le nouveau système de points, l’opération comptable n’est pas à la hauteur de la prestation livrée par les maritimes mais nombreux sont ceux qui auraient signé des deux mains avant la rencontre pour ne pas finir bredouille à l’issue de ce choc.

A la hauteur de l’évènement

Dès le départ, on sent que les hommes d’Antoine Richer ne comptent pas jouer les victimes de l’armada basque. Appliqués dans l’échec avant à l’image de Mikusovic, ils prennent le match par le bon bout quand, dans un angle improbable, Budinsky expédie la rondelle dans les filets de Raibon (1-0). Le capitaine dunkerquois, équipé mais non aligné, voit ses coéquipiers donner du fil à retordre à l’Hormadi. Opportunistes, les finalistes de la saison dernière récupèrent un palet en zone offensive sur un trébucher, flagrant mais non sifflé, sur Destoop. Mathieu Pons profite du trafic devant la cage pour tromper Martel entre les jambières (1-1). La réaction dunkerquoise est immédiate. En Power play, Young trouve le poteau d’un Raibon battu. Dubé récupère, sert Ballet qui prend un lancer que Buonincontri vient magnifiquement dévier dans l’enclave (2-1). Les corsaires virent en tête à la première pause.

Michael Buonincontri a signé son premier but

En supériorité pour entamer le deuxième tiers, la première ligne dunkerquoise en profite immédiatement. Brachet s’emploie dans le coin pour servir Mikusovic derrière la cage. Le centre distille une passe parfaite à Vit Budinsky qui inscrit son 2ème but de la soirée (3-1). Une bien bonne idée... La suite du tiers est à sens unique. Dunkerque doit tuer 5 supériorités basques. La défense maritime est héroïque et repousse les assauts de l’Hormadi. Martel est intraitable pendant que ses coéquipiers ne laissent aucun tir facile aux visiteurs. Et lorsque ces derniers touchent au but, ils se montrent clairement maladroits. Le HGD plie mais ne rompt pas, préservant son avance avant les 20 dernières minutes.

Le public maritime a bien compris que le match sera compliqué jusqu’au bout. L’effectif basque est dense et a largement les armes pour renverser la tendance. Mais les corsaires ont retrouvé leur Power Play ! Mikusovic, véritable maître à jouer de cette équipe, sert Janik qui lance de la bleue. Budinsky est au rebond et signe un triplé devant sa famille ayant fait le voyage depuis la république tchèque (4-1). Le coup semble alors parfait. L’ambiance du chaudron est retrouvée, les basques semblent largement perturbés par l’enfer qui règne depuis le début du match. Mais à force de dépenser de l’énergie à défendre à 4, la lucidité défensive dunkerquoise, jusque là irréprochable, va finir par faire défaut. En supériorité après une faute peu évidente de Ballet, Vehmanen profite des largesses pour prendre un deuxième rebond laissé par les maritimes (4-2). Un but capital qui permet à Anglet de rester en vie. D’autant que quelques minutes plus tard, le très talentueux Rubes réalise un festival. Young est pris par la vitesse d’exécution du tchèque qui trompe magnifiquement Martel (4-3). Avec 15 minutes à jouer, le public dunkerquois a bien compris que le tâche serait rude. Il pousse son équipe. Insuffisant puisque sur leur 10ème supériorité, les joueurs d’Anglet parviennent à égaliser, Vehmanen signant un doublé (4-4). Il reste alors 6 longues minutes à jouer... Les corsaires retrouvent des couleurs et démontrent que ce score n’est pas dû au hasard. Raffoux retient son souffle jusqu’à la sirène qui scelle un point qui apparaît comme une minime mais légitime récompense.

Cruel

Il en reste alors un 2eme à aller chercher en prolongation. En quelques secondes, tout ce que le hockey offre de condensé d’émotions va resurgir. Sur une montée rageuse de Young, le HGD est à deux doigts d’emporter le magot... Sur la contre attaque, Daramy crucifie Martel (4-5).

Malgré la défaite, le groupe peut désormais avoir confiance en ses armes.

Les hommes d’Antoine Richer doivent s’incliner après une partie de haut niveau. Crispés face à Nantes, ils ont clairement haussé leur niveau de jeu. Pendant deux tiers temps ils ont été largement à la hauteur de cette équipe d’Anglet qui fait figure d’épouvantail. Le premier trio dunkerquois a fait beaucoup de mal aux basques à l’image d’un duo Mikusovic – Budinsky intenable qui a bien profité du travail de sape de Maxime Brachet. La déception sur les visages des locaux ne trompaient pas, le plan devait aller au bout de ce magnifique exploit. Il reste encore quelques points à corriger mais, désormais ils le savent, les corsaires peuvent battre tout le monde. Mulhouse est prévenu.

Feuille de match